Métaphysique des tubes – Amélie Nothomb

Original mais déroutant


« Métaphysique des tubes », que dire d’un roman qui utilise ces mots pour titre, si ce n’est qu’il confine soit au génie, soit à l’incompréhension totale, ou les deux.

Je vais vous dire qu’il s’agit plus ou moins de mon avis concernant ce livre.

j’ai toujours été littéralement attirée par Amélie Nothomb et l’univers qu’elle transporte avec elle, mais bizarrement moins par le contenu de ses œuvres. Pourtant quand j’aime je ne le fais pas à moitié, j’ai donc persévéré jusqu’à tomber sur « Métaphysique des tubes ».

Dans un premier temps j’ai cherché à comprendre. Je sais que les traités de physique ne font pas vraiment partie du registre de la demoiselle belge, aussi ais-je taché d’en savoir un peu plus.

En ce qui concerne mon édition chinée elle aussi chez Emmaüs, la dernière de couverture est des plus opaques puisqu’elle ne mentionne qu’une seule phrase, la dernière du manuscrit :

« Ensuite, il ne s’est plus rien passé. »

Pas de quoi abreuver ma soif d’informations quant au contenu de ce livre qui m’apparaissait de plus en plus mystérieux.

Il a donc bien fallu que je me lance et que j’entame sa lecture.

Et alors là, vous me direz ce que vous en pensez je l’espère, mais me concernant de fût le flou total pendant un petit tiers du bouquin.

Je comprends bien que l’on évoque un « dieu », un « tube » mais j’ai du mal à vraiment imaginer de quoi ou de qui il s’agit jusqu’au moment ou l’auteure annonce le « réveil » de ce « tube » qui n’est autre qu’un bébé … qu’elle même.

Dans « Métaphysique des tubes » Amélie Nothomb évoque en effet son enfance et spécialement ses trois premières années au Japon en compagnie de ses parents et d’une nourrice appelée Nishio-san.

Avec un style qui lui est propre Amélie délivre alors une description du pays de son enfance mais aussi de ses us et coutumes sans oublier la complexité des sentiments ressentis dans les premières années de la vie.

C’est à partir de ce moment que je passe d’un sentiment d’incompréhension à celui du génie.

Comme souvent avec Amélie Nothomb, les images sont claires, tout est limpide comme si vous y étiez, comme s’il s’agissait de vos souvenirs racontés.

Ici, les sentiments de l’enfants sont forts, exacerbés et les personnages parfaitement dépeints, de la douce et aimante Nishio-san à l’odieuse Kashima-san.

Tour à tour et avec beaucoup de présence, Amélie passera de l’état de plante, de tube ou de dieu à celui d’enfant adoré et de petit être désespéré lorsqu’elle apprend qu’elle va devoir quitter son Japon bien-aimé.

Au milieu de tout ça, une scène marquante au cours de laquelle elle conçoit une peur et une aversion sans limite pour les carpes-koï qui s’agitent dans le bassin du jardin et, pour finir, un roman autobiographique incroyablement vif et coloré malgré ou grâce à un début déroutant.

 

Mais assez d’avis personnel, place au résumé

 

Métaphysique des tubes est un roman autobiographique qui relate les trois premières années de l’enfant Amélie au Japon.

De tube inerte et sans réaction elle y deviendra par le biais de sa grand-mère et d’un morceau de chocolat, une enfant vive au regard aigu et profond, éprise de vie mais aux prises avec la mort.

Entre ses parents, sa sœur et sa nourrice qui la vénère, la petite apprendra l’amour, la peur et frôlera la mort avant de se révéler pleinement à la vie tout au long de 171 pages empreintes de multiples sentiments.

Commencez votre lecture dès demain :
Métaphysique des tubes
Date de parution 23/08/2000 Édition Albin Michel
EAN 9782226116680 Collection
Nombre de pages 171 Format grand format

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